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Innovation et conduite de projets

Bilan des réflexions menées à Deauville par le Club de Montréal.

Retour sur la conférence du 11 juin 2010.

En 1989, Renault crée les directions de projets. Le but avoué : Décloisonner l’entreprise pour faire aboutir un projet rapidement et au meilleur coût. Dirigeants, cadres d’entreprises et professeurs se réunissent sous la houlette de Gérard Dubrulle pour la première fois à Montréal afin d’étudier les grands projets dans les entreprises nord américaines.


Le Club de Montréal était né. Une association informelle, sans statut,  rassemblant des membres dont le point commun était de s’être investis dans des projets au travers de la réflexion ou de l’action. Des échanges basés sur l’auto apprentissage, l’expérience plutôt que la stricte observation des modes de gestion classique.


Les membres du Club de Montréal se sont retrouvés le 11 juin dernier  à Deauville dans le cadre d’une réflexion sur le management par projet comme solution d’une sortie de crise : "Diriger l'entreprise autrement et préparer la sortie de crise". Cette conférence a été initiée par CreActive Place, pôle des futurs de Deauville, en partenariat avec l’Ecole de Management de Normandie et le soutien des chambres de commerce et d’industrie du Pays d'Auge, du Havre, de Caen, et de l'ARIA Basse Normandie.


Depuis vingt ans, les contributions du Club de Montréal ont permis de produire une philosophie de portée générale sur la conduite de projets en milieu industriel. Le 11 juin a été l'occasion de débattre et d'échanger sur les nouvelles pensées et pratiques mises en oeuvre depuis les années 90 par les membres du Club de Montréal dans des applications variées, qu'il s'agisse de la création d'un nouveau produit, du lancement d'une activité, du redressement d'entreprise ou de la redynamisation de la production. 


Sept témoignages ont permis d'esquisser de nouvelles voies d’exploration. Est-il possible de s’orienter vers des pratiques inédites ? Pour cela il faudrait commencer par appliquer la philosophie qui sous tend l’esprit du Club de Montréal : Le GBS « Gros Bon Sens ». On retiendra qu'en préambule à toute action il est nécessaire d’identifier les bonnes des mauvaises pratiques au sein de l’entreprise. Si la question est de « muter ou mourir » la transformation suppose de lutter contre la facilité des tendances naturelles qui se résument sous la liste de sept péchés capitaux : Force d’inertie, cloisonnement en fonction de la hiérarchie, frein au changement, management excluant l’invisible (en particulier la recherche développement et l’innovation), le panurgisme, l’attentisme et la confusion entre décision et application...


Compte rendu complet disponible ici.